À retenir
- L'enquête « Project Lily » est signée par le journaliste Joseph Cox et publiée par 404 Media (404media.co), mi-septembre 2026.
- Les sous-traitants évaluent les réponses de ChatGPT sur plusieurs critères : jargon artificiel, flagornerie envers l'utilisateur, anthropomorphisation, usage d'emojis, selon des reprises de l'enquête par TechRepublic et Tom's Guide.
- La rémunération des sous-traitants serait supérieure à 50 dollars de l'heure, selon plusieurs reprises de l'enquête.
- Le réglage « Improve the model for everyone » d'OpenAI est activé par défaut sur les comptes Free, Plus et Pro, et désactivé par défaut sur les comptes Team, Enterprise et Edu.
- Désactiver ce réglage ne protège que les conversations futures : il n'efface pas rétroactivement les échanges déjà analysés.
- Aucune citation officielle vérifiée d'un porte-parole OpenAI n'existe en réponse à cette enquête à ce jour ; TechRepublic indique une absence de réponse directe d'OpenAI sur la question de la divulgation aux utilisateurs.
- Le nom du prestataire cité par certaines reprises (Crossing Hurdles, plateforme Mercor) n'a pas pu être confirmé mot pour mot dans l'article original de 404 Media.
Réponse rapide
Mi-septembre 2026, le média 404 Media a publié une enquête du journaliste Joseph Cox intitulée « Project Lily », révélant que des centaines de sous-traitants recrutés par OpenAI lisent et notent de vraies conversations ChatGPT d'utilisateurs. Le processus documenté : un sous-traitant lit la demande de l'utilisateur, résume son intention, puis note plusieurs réponses générées par l'IA sur une échelle, en évaluant notamment le jargon artificiel, la flagornerie et l'usage d'emojis. Ce recours humain concerne par défaut les comptes grand public (Free, Plus, Pro), pour qui le réglage « Improve the model for everyone » est activé par défaut, contrairement aux offres Enterprise, Business et Edu où la rétention est nulle par défaut, selon la documentation d'aide d'OpenAI. Un sous-traitant anonyme a confié à 404 Media : « Non. [...] Je ne pense pas qu'ils imagineraient qu'un sous-traitant, quelque part, [...] analyse les conversations. »
Verdict en 30 secondes
Ce n'est pas une fuite de données, c'est un rappel brutal d'une réalité déjà écrite dans les conditions d'utilisation : un compte ChatGPT grand public n'est pas un espace confidentiel. La faute n'est pas d'utiliser l'IA, c'est de l'utiliser avec le mauvais compte pour la mauvaise donnée. Notre recommandation : sortez dès cette semaine les usages professionnels des comptes personnels Free ou Plus de vos équipes, et fixez une règle écrite et diffusée sur ce qui ne doit jamais être collé dans un assistant IA grand public.
Que révèle exactement l'enquête « Project Lily » de 404 Media ?
L'enquête « Project Lily », signée par le journaliste Joseph Cox pour 404 Media, documente le travail de centaines de sous-traitants employés pour lire et évaluer de vraies conversations ChatGPT, dans le cadre de l'amélioration du modèle. Le processus rapporté : le sous-traitant prend connaissance du prompt de l'utilisateur, en résume l'intention, puis note plusieurs réponses générées par l'IA sur une échelle, en jugeant si le modèle évite le jargon artificiel, la flagornerie envers l'utilisateur, l'anthropomorphisation excessive ou les emojis superflus, selon des reprises de l'enquête par TechRepublic. Aucun chiffre exact de sous-traitants n'est avancé, l'enquête parlant de « centaines » de personnes, rémunérées selon plusieurs reprises à plus de 50 dollars de l'heure.
Vos conversations ChatGPT sont-elles vraiment lues par des humains ?
Oui, dans certaines conditions, et c'est documenté par OpenAI elle-même, pas seulement par l'enquête 404 Media. Pour un compte grand public (Free, Plus, Pro), le réglage « Improve the model for everyone » est activé par défaut : les nouvelles conversations peuvent être utilisées pour entraîner le modèle et être revues par des humains dans ce cadre. Ce réglage se désactive dans Paramètres, Contrôles des données, mais le changement n'est pas rétroactif : il ne protège que les conversations futures. Les offres Enterprise, Business et Edu appliquent, elles, une rétention nulle et une absence d'utilisation pour l'entraînement par défaut, sans réglage à activer.
Que répond OpenAI à cette enquête ?
Aucune citation officielle d'un porte-parole OpenAI n'a pu être vérifiée mot pour mot dans l'enquête primaire ou ses reprises. TechRepublic indique qu'OpenAI n'a pas répondu directement à la question de la divulgation aux utilisateurs. Selon Tom's Guide, un filtre de confidentialité automatique tenterait de retirer les informations identifiantes avant la lecture humaine, un dispositif présenté comme imparfait par ce média, sans confirmation directe et chiffrée de la part d'OpenAI dans les sources consultées.
Que faire concrètement dans votre entreprise avec ChatGPT ?
La bonne nouvelle : la solution ne demande ni budget ni développement, seulement de la discipline. Voici le comparatif à connaître avant de fixer votre politique interne.
| Critère | Comptes Free, Plus, Pro | Comptes Team, Enterprise, Edu |
|---|---|---|
| Amélioration du modèle | Activée par défaut | Désactivée par défaut (gagnant) |
| Relecture humaine possible | Oui, si le réglage n'est pas désactivé | Non par défaut (gagnant) |
| Rétroactivité d'une désactivation | Non, futures conversations seulement | Non concerné |
| Adapté aux données clients | Non recommandé | Recommandé (gagnant) |
Quel choix selon votre profil ?
Cette affaire ne se lit pas de la même façon selon votre situation.
Professionnel en évolution ou reconversion. Apprendre à distinguer un usage personnel d'un usage professionnel de l'IA générative est une compétence qui vous rendra plus employable, bien avant de savoir écrire un bon prompt.
Indépendant ou expert. Si vous traitez des données clients dans ChatGPT ou un outil équivalent, un compte personnel Free ou Plus n'est pas acceptable contractuellement. C'est un point à clarifier avec vos clients avant qu'ils ne vous le demandent.
TPE et PME. Le risque n'est pas l'IA, c'est l'absence de règle. Sans charte écrite, chaque salarié invente ses propres usages avec son propre compte. Un audit rapide de qui utilise quel outil, avec quelles données, est la première étape.
ETI et grand groupe. Cette affaire illustre un risque de conformité déjà connu de vos équipes juridiques : la nécessité de contrats d'entreprise avec des garanties de traitement des données, et d'une gouvernance qui couvre tous les outils IA, pas seulement ceux validés officiellement.
Quels pièges éviter face à ce type de révélation ?
Premier piège : réagir en interdisant purement et simplement l'IA générative en entreprise. Cette réaction pousse les équipes vers un usage caché, plus difficile à encadrer, plutôt que vers un usage maîtrisé. Deuxième piège : confondre les politiques de tous les fournisseurs d'IA. La politique de rétention et de relecture humaine diffère selon l'éditeur et selon le type de compte ; elle se vérifie au cas par cas, pas par réputation. Troisième piège : croire qu'un réglage de confidentialité désactivé protège rétroactivement les conversations déjà échangées. Ce n'est jamais le cas, ni chez OpenAI ni chez ses concurrents.
Ce que Studeria retient
« Project Lily » ne révèle rien d'illégal : les conditions d'utilisation d'OpenAI documentent depuis longtemps la possibilité d'une relecture humaine sur les comptes grand public. Ce que révèle vraiment l'enquête, c'est l'écart entre ce que les utilisateurs pensent (une conversation privée) et ce que dit le contrat qu'ils ont accepté sans le lire. Pour une entreprise, l'action n'est pas d'attendre la prochaine polémique : c'est d'auditer maintenant quels outils IA sont réellement utilisés par vos équipes, avec quels comptes, et de fixer une charte simple et appliquée. C'est un chantier de quelques jours, pas un chantier de plusieurs mois.
Pour aller plus loin
Articles Studeria :
FAQ article
Qu'est-ce que révèle l'enquête « Project Lily » ?
Mes conversations ChatGPT sont-elles lues par des humains ?
Comment désactiver la relecture humaine sur mon compte ChatGPT ?
OpenAI a-t-il répondu à l'enquête « Project Lily » ?
Que ne faut-il jamais taper dans ChatGPT au travail ?
Cette pratique est-elle spécifique à OpenAI ?
Faut-il interdire ChatGPT dans mon entreprise après cette révélation ?
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