L'impact de l'IA sur les plans de restructuration en France: analyse détaillée de Société Générale, Capgemini, et BNP Paribas

Les grandes entreprises françaises, notamment Société Générale, Capgemini et BNP Paribas, annoncent des milliers de suppressions de postes en France sous l’effet de l’essor de l’intelligence artificielle, soulevant de forts enjeux sociaux, économiques et réglementaires.

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L’adoption croissante de l’intelligence artificielle (IA) dans le secteur bancaire et les services informatiques bouleverse en profondeur le marché du travail français. En 2026, des géants comme Société Générale, Capgemini et BNP Paribas ont annoncé d’importantes réductions d’effectifs, reflétant une restructuration accélérée par la transformation numérique et l’automatisation bancaire.

Réductions d’effectifs et modernisation technologique

Plus de 5 000 postes devraient disparaître au sein de grandes entreprises françaises d’ici fin 2027. Ces décisions, présentées comme un levier de performance, visent à adapter les structures organisationnelles à la montée en puissance de l’IA générative et des systèmes intelligents de pilotage.

  • Société Générale, le deuxième plus grand établissement bancaire de France, prévoit de réduire son effectif de 1,800 employés d'ici la fin de 2027. Cette initiative s'inscrit dans la continuité d'une stratégie de plusieurs années incluant l'intégration de sa filiale Crédit du Nord.
  • Capgemini, leader français du conseil et des services informatiques, envisage de supprimer 2,400 postes. Cette restructuration est présentée comme une réponse aux pressions économiques et à l'accélération de la transformation technologique.
  • BNP Paribas, quant à elle, projette de réduire environ 1,200 postes à travers le monde, dont 600 en France, principalement dans ses opérations de gestion d'actifs

Motivations technologiques et économiques

Les trois groupes justifient ces mesures par la nécessité de rationaliser leurs coûts et d’adapter les métiers aux nouveaux outils d’intelligence artificielle. Selon l’OCDE (enquête 2025 auprès des secteurs manufacturier et financier), 28% des emplois dans les pays OCDE présentent un risque élevé d’automatisation par l’IA, particulièrement chez les travailleurs peu qualifiés, jeunes et masculins.4 travailleurs sur 5 déclarent toutefois que l’IA améliore leurs performances au travail, et 3 sur 5 y trouvent plus de satisfaction – signe que l’automatisation détruit mais recréé aussi des opportunités.​En France spécifiquement, 27% des emplois (soit plus de 4 millions de postes) pourraient être automatisés d’ici 2030, notamment dans les services administratifs (70% d’exposition) et la banque-assurance (50%).

Cette mutation rapide soulève une question cruciale : sommes-nous prêts à accompagner cette révolution aussi vite que la technologie évolue ?

Vers de nouveaux métiers et reconversions

Si certaines fonctions traditionnelles disparaissent, d’autres voient le jour. Le déploiement massif de l’IA ouvre la voie à de nouveaux métiers centrés sur la donnée et la supervision des systèmes automatisés :

  • Architectes IA et data scientists, chargés de développer et d’optimiser les algorithmes.
  • Spécialistes de la gouvernance des données et de la cybersécurité.
  • Experts en reconversion numérique, accompagnant les salariés dans l’adoption des outils intelligents.

Capgemini et BNP Paribas ont d’ailleurs déjà commencé à reclasser une partie de leurs effectifs vers des postes d’avenir dans le cloud computing, la cybersécurité et l’analyse de données.

Selon la Banque de France (rapport 2025), près de 12% des emplois bancaires actuels pourraient évoluer plutôt que disparaître, à condition d’un investissement significatif dans la formation continue et les compétences numériques.

L’OCDE souligne que la formation continue et la consultation des travailleurs sont les leviers clés pour maximiser les bénéfices de l’IA tout en limitant les risques de perte d’emploi. Les employeurs identifient les data scientists, spécialistes cybersécurité et architectes IA comme les profils gagnants de cette transition

Réponse sociale et politique

Les syndicats, dont la CGT, appellent à une concertation sociale renforcée, craignant que la transition vers l’automatisation accentue les inégalités professionnelles. De leur côté, les régulateurs européens plaident pour des politiques de reconversion numérique afin que l’innovation technologique ne se traduise pas par une fracture humaine.

Une transition à piloter

À l’horizon 2030, environ 200 000 emplois bancaires pourraient être affectés en Europe. Mais la révolution de l’IA ne signe pas nécessairement la fin du travail humain : elle en redéfinit les contours. Les entreprises françaises devront désormais équilibrer innovation et responsabilité sociale, en soutenant l’adaptation des travailleurs à une économie toujours plus automatisée.

L’enjeu est clair : faire de cette transformation non pas une menace, mais une opportunité de reconversion numérique.

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